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Des Esseintes : Le héros fin de siècle par excellence ! Cynique, misogyne et romantique à l'extrême. Aristocrate oisif, isolé, il se livre à une méditation sur l'existence, l'art, la religion, les femmes... Il fouille l'expérience de l'ennui jusqu'à l'écoeurement. Son acuité intellectuelle de même que le raffinement de ses sens lui font mépriser le vulgaire tout en éprouvant l'inévitable souffrance d'une sensibilité trop aiguisée.
Le personnage de Des Esseintes dérange, indubitablement. Comme son auteur, J.-K. Huysmans, esthète dilettant, romancier inclassable, critique d'art redouté et merveilleux pamphlétaire. A rebours (1884) est certainement le roman de la trilogie (A vau-l'eau, 1882 ; En rade, 1887) le plus caractéristique de son style : nerveux, précis, d'une rare sophistication. Sans tomber dans l'écueil d'une préciosité pédante, Huysmans révèle l'esprit décadent, sa nausée, son désespoir mais aussi son sens de la provocation et de l'autodérision. --Claire Mazurel
--This text refers to an out of print or unavailable edition of this title.
From the Back Cover
Huysmans crée ici un personnage fascinant, des Esseintes, qui représente ce qu'on a appelé "la décadence"; dégoûté de la vulgaire réalité, il cherche désespérément, en recourant sans cesse à l'artifice, des sensations rares et des plaisirs toujours nouveaux; jusqu'à l'hallucination, presque jusqu'à la folie. Dans le tohu-bohu qui accompagna la publication d'A rebours, en 1884, Barbey d'Aurevilly écrivait : "Après un tel livre, il ne reste plus à l'auteur qu'à choisir entre la bouche d'un pistolet ou les pieds de la croix". Huysmans lui donna raison en se convertissant peu après.
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