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The actors, all Native people speaking Inuktitut (with subtitles), bring a necessary subtlety to their roles that makes The Fast Runner feel more like a documentary than a typical feature film. It's easy to get lost in the drama of this snowy world, where dog sleds are the only transportation and meat is eaten raw, cut straight from the bone. The film's slow pace mirrors the pace of life in such harsh conditions, but the energy of its epic story, spanning three generations and affecting the lives of everyone in the group, is deeply compelling. --Adem Tepedelen
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Le scénario de Paul Apak Angilirq, basé sur des légendes inuites, nous transporte au début du premier millénaire, dans un pays encore inconnu des Blancs. Igloolik, petite communauté de la toundra arctique, est divisée par la rivalité qui oppose le clan dAtanarjuat, lhomme rapide (Natar Ungalaaq), à celui dOki, guerrier violent et vaniteux. Au cœur du conflit se trouvent deux femmes, Atuat et sa rivale, la s ur dOki, aux redoutables pouvoirs shamaniques.
Dune durée de près de trois heures, Atanarjuat séduit tant par ses images inoubliables, tournées dans la région de Baffin, au Canada, que par son propos universel et sa richesse anthropologique. Le mode de vie traditionnel des Inuits – leurs coutumes, leurs vêtements magnifiques et leurs nombreux rituels – est minutieusement reconstitué. Certaines scènes resteront à jamais inscrites dans les mémoires, notamment celle où lhomme rapide, pourchassé par ses ennemis, se retrouve nu à courir sur la banquise. Pour finalement revenir comme Ulysse, plusieurs saisons plus tard, auprès de sa femme et de son fils, ramener la paix en son royaume. Parce quil nous révèle quelque chose de précieux sur lessence même de lhumanité, ce drame mythique aux accents homériques est à voir absolument. --Hélène de Billy