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Paul Schrader, the director of
American Gigolo, brought a similar kind of sexual chic to this explicit horror movie. A remake of the beautiful, haunting 1942
Cat People, this version takes off from the same idea: that a woman (Nastassja Kinski), a member of a race of feline humans, will revert to her animalistic self when she has sex. Arriving to meet her brother (Malcolm McDowell) in New Orleans, she finds herself disturbed by his sexual presence. A zoo curator (John Heard) becomes fascinated by her, but he will discover that her kittenish ways are just the tip of the claw. Schrader dresses the story up in a stylish, glossy production, keyed on Kinski's green-eyed, thick-lipped beauty; it's hard to think of another actress in 1982 who could so immediately suggest a cat walking on two legs. Luckily Kinski had a European attitude toward her body, because this film has plenty of poster-art nudity. There's also lots of gore and some wacky flashbacks to the ancient tribe of cat people, who hold rituals in an orange desert while Giorgio Moroder's music plays.
Cat People doesn't really make all this come together, but it's always interesting to look at, and the dreadful mood lingers.
--Robert Horton
Chronique amazon.fr
Remake d'un classique du film fantastique de Jacques Tourneur, avec Simone Simon dans le rôle-titre,
La Féline aurait pu n'être qu'une bonne série B sans la personnalité de son réalisateur, Paul Schrader. Scénariste de Martin Scorsese –
Taxi Driver,
À tombeau ouvert – ou Brian de Palma –
Obsession – ce cinéphile invétéré – auteur d'une thèse sur Dreyer, Bresson et Ozu – passe à la réalisation en 1978 avec une comédie sociale,
Blue Collar, suivie de l'immense succès
American Gigolo. S'ensuit une uvre inégale, d'où surnagent
Light Sleeper,
Affliction et
Mishima. L'intrigue de
La Féline permet à Paul Schrader d'insuffler toutes ses obsessions formelles et thématiques : sa fascination pour les pulsions de mort à l'uvre dans l'acte sexuel, sa curiosité pour les déclenchements de la violence, son goût pour les paraboles sur le rachat et la grâce, autant d'éléments que condense avec brio le 4e film du scénariste de
Raging Bull. Il faut dire qu'il a réussi à capturer l'animalité de Nastassja Kinski comme personne, qui se révèle tout aussi sensuelle que féline en adolescente à la découverte d'elle-même, de sa destinée, et qui sent poindre ses premières pulsions érotiques. Et même si la musique typiquement eighties de Giorgio Moroder peut paraître envahissante et la patte de Schrader un peu lourde là où l'original restait mystérieux et poétique, ce songe érotique sur notre part animale mérite largement qu'on y consacre une vision les yeux grand ouverts. --
Sylvain Lefort