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The collaboration of studio whiz Geoff Barrow and singer Beth Gibbons, Dummy was made at the same time as a short film noir called To Kill a Dead Man, and the same approach--gloomy, tormented, and wildly melodramatic--permeates the album. "Sour Times" (the hit in which Gibbons cries, again and again, "Nobody loves me, it's true") and the more cryptic "Glory Box" are the linchpins of the album, defining its sound: dark flashes of old soul and film music, dehumanised electronic bleeps, Gibbons emoting like she's consumed by shame, and a bass-and-beat pulse derived from the slow bump and grind of the Bristol scene that spawned Barrow's old collaborators, Massive Attack. --Douglas Wolk
Un Essentiel amazon.fr
On s'est beaucoup gaussé de la crédibilité à inventer une étiquette supplémentaire pour définir cette musique : le trip hop. Encore un truc de journalistes, persiflaient les détracteurs. Il n'empêche. Avec Massive Attack, Tricky et Dummy, le trip hop est la bande-son idéale de la ville dont il est originaire : Bristol, cité fantôme pluvieuse dont Portishead (étape dont le groupe tire son nom), avec ses grues rouillées noyées dans la brume en bout d'estuaire, est le résumé sinon l'unique symbole. Sur Dummy, Portishead invente des rythmes inédits, propices au trip. En écoutant "Sour Times" et "Glory Box", une sourde léthargie envahit, initiée par des tempos sous Tranxène à nuls autres pareils. Ici, on est loin de l'hystérie des breakbeats poussifs. Portishead préfère les routes de campagne où il fait bon prendre son temps aux circuits de F1 où l'on tourne en rond à toute berzingue. Mystérieuse et fascinante, l'ambiance un chouilla dépressive de Dummy est l'écrin parfait pour la voix tristement alanguie de Beth Gibbons portée par la pertinence des samples de Geoff Barlow. D'une rare sensualité, Dummy ne doit pas uniquement être l'apanage des âmes solitaires. --Philippe Robert
Album Description
Japanese only SHM-CD (Super High Material CD - playable on all CD players) pressing. Universal. 2008.