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Frères de sang: de Cotroni à Mom Boucher [Paperback]

Peter Edwards


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Book Description

September 2002 Trait d'Union
Découvrez tout sur la mafia au Québec et pénétrez au cœur des organisations criminelles des motards grâce à ce récit relatant jusqu'aux tout derniers événements dans le monde du crime organisé. De la célèbre famille Cotroni, marquée par l'assassinat de l'un de ses membres, au procès de Mom Boucher en passant par le tout récent assassinat de Jos Bonnano, suivez l'histoire troublante des plus grands criminels de notre histoire.

Basé sur des entrevues avec des policiers, criminels, journalistes, professeurs et autres sources, ainsi que sur des conversations enregistrées et transcriptions de procès, cet ouvrage richement documenté constitue le portrait le plus complet et le plus à jour du crime organisé contemporain ainsi que de ses acteurs. «Lorsque la nouvelle de son arrestation au Mexique se répandit plus au nord, Frank Cotroni tint à s'assurer que l'histoire serait rapportée de son propre point de vue. Cet homme défendait farouchement sa réputation ; c'était son bien le plus précieux et il lui accordait infiniment plus de valeur qu'à n'importe quel bout de territoire sous son contrôle. Pour des raisons connues de lui seul, il pensait que les accusations relativement mineures qui étaient portées contre lui constituaient un affront à sa dignité. Bien qu'il fût alors un criminel connu internationalement, il s'efforçait de forger de lui-même une image publique d'homme d'affaires respectable. Les agences de presse mexicaines l'avaient fait passer pour un voleur à la petite semaine, c'est pourquoi il tint à organiser cette conférence de presse inusitée.

Le fait que les Cotroni bâtissaient leur fortune sur le trafic de l'héroïne, la prostitution, la pornographie et l'extorsion ne signifie pas qu'ils ne se souciaient pas de leur réputation. Au contraire, dans l'esprit de Vincent et Frank Cotroni, la réputation de la famille était une affaire de vie ou de mort, un bien jalousement gardé, une valeur transférable susceptible d'être gagnée ou perdue.»


Product Details


Product Description

Review

Les nostalgiques y trouvent leur compte, cependant que les plus jeunes auront un aperçu de la petite histoire de la pègre. -- André Cédilot, La Presse

Excerpt. © Reprinted by permission. All rights reserved.

Le pire danger à avoir menacé Vic Cotroni et Paolo Violi au milieu des années 1970 n’était pas Nick Rizzuto, ni les motards canadiens-français, mais Bob Wilson, un type à lunettes d’apparence insignifiante, propriétaire d’une petite entreprise d’électronique. Wilson s’était présenté à Violi après que celui-ci eût annoncé qu’il souhaitait louer l’appartement au dessus de son café. Violi, qui faisait fortune grâce à l’extorsion , aux délits d’initiés et à la crème glacée, ne s’était pas tout à fait affranchi de sa jeunesse miséreuse dans les collines de Calabre. Il pouvait difficilement laisser passer une occasion de faire de l’argent, ne fût-ce qu’un infime montant.

Quand Wilson s’était présenté au comptoir pour répondre à l’annonce, accompagné d’une jolie blonde, toute la salle s’était immobilisée pour les observer. Réaction attribuable à une méfiance naturelle à l’égard des étrangers, mais aussi face à l’apparence de la jeune femme. Violi se cala derrière le bar, à l’instar d’un bouddha flanqué de ses conseillers. Installés à une table, les nouveaux venus commencèrent à marchander le prix de l’appartement. Violi ne participa directement à la discussion, une tierce personne étant chargée de transmettre offres et contre-offres aux protagonistes. Le couple ne savait visiblement pas à qui il avait affaire. Il ne craignait pas d’argumenter. Il devait pourtant avoir remarqué le regard perçant de Violi et la déférence dont faisait montre son entourage. Enfin, on arriva à un compromis : le loyer serait de 125$ par mois.

Longtemps chaque fois que Wilson traversait la gelateria, les voix se faisaient discrètes. On le suivait lourdement du regard. On pouvait alors entendre voler une mouche. Deux ans plus tard, une occasion se présenta qui permettrait de réchauffer un peu l’atmosphère. Il était 18 heures ce soir-là. Wilson avait faim. Il s’arrêta à la pizzeria du coin.

- Eh! Wilson, viens ici, lança quelqu’un dans la salle.

C’était Violi. En compagnie de deux gardes du corps, il savourait une pizza avec une bouteille de vin.

- Ah monsieur Violi. Comment allez-vous?

- Viens approche.

- J’arrive. Je me commande une pizza.

- Viens, je te dis!

Wilson obéit, ayant remarqué que son propriétaire était un peu éméché et, pour une fois, loquace. […]

- Tu sais ce que j’aime chez toi? Tu fourres pas ton nez partout. Tu ne traînes pas dans mon café à te demander ce qui se passe. Puis tu travailles fort. Je me suis renseigné, t’es régulier.

Wilson se leva de table et alla chercher sa pizza. Violi ne se doutait pas que Bob Wilson était en réalité Bob Menard, un agent d’infiltration de la police de Montréal qui avait mis son quartier général sous écoute. Au cours de sa carrière, Menard aurait acquis 17 personnalités distinctes et essuyé trois décharges de fusil à courte distance, avec les souvenirs que cela laisse.


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