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Depuis 1999, la Montréalaise dorigine japonaise Aki Shimazaki construit discrètement une œuvre emplie de cohérence et de douce lucidité.
Hotaru clôt ainsi en beauté le cycle de cinq petits romans qui tressent dans une langue feutrée les destins entrecroisés des familles Horibe et Takahashi.
Tsubaki,
Hamaguri (prix de lAcadémie des lettres du Québec),
Tsubame,
Wasurenagusa et enfin
Hotaru, ce sont des secrets enfouis sous les replis de lâge et des convenances, si prégnantes au Japon.
La jeune Tsubaki rend visite à sa grand-mère à la saison des lucioles. Obâchan est au crépuscule de sa vie et garde un terrible secret. Voici venir la cinquantième année depuis lors. Je navais jamais espéré vivre si longtemps… répète-t-elle ces jours-ci. Le poids de ces mots pèse lourdement sur moi. Le 9 août 1945, alors quexplosait à Nagazaki la deuxième bombe atomique, Obâchan trouvait son voisin, Monsieur Horibe, empoisonné dans sa maison. Ce riche pharmacologue avait été son amant pendant des années, et le père illégitime de son fils Yukio. Ce meurtre, était-ce la propre fille de monsieur Horibe qui lavait commis ? Ou était-ce Obâchan elle-même, pour se débarrasser du joug de cet homme qui lui avait enlevé son mari et volé une partie de sa vie ?
Dans le récit dObâchan sentremêlent histoire intime et grande Histoire, et affleure toute la subtilité de la culture nippone, ses faux-semblants, la domination masculine et laffirmation des jeunes filles portée par un tout nouveau sentiment de liberté. --Pascale Millot
--This text refers to an out of print or unavailable edition of this title.