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As
Il Sospiro shows,
Rabih Abou-Khalil's music is unique, in that it spans East and West--or rather the Middle-East and Europe--in a way other composers have attempted, but with much greater success. Raised in the cosmopolitan climate of pre-civil war Lebanon, and privileged to learn the oud there, he was forced to migrate to Munich where he studied classical flute. His rediscovery of oriental music from a European vantage point has both freshness and also the familiarity of long acquaintance. His best disc to date has been
Yara, a film soundtrack for which he teamed his oud with a violin and cello plus the Middle Eastern frame drum, to create a haunting sequence of visually evocative pieces. With
Il Sospiro he makes his first solo foray as an unaccompanied oud player, and the result is even more bewitching. Each track takes its time to develop, and the tonalities are at times more suggestive of medieval Europe than the Levant. But those characteristically flattened notes of the Arabic scale constantly reassert themselves, taking the listener unequivocally back to the oud's natural habitat. And he really is a virtuoso.
--Michael Church
Chronique amazon.fr
Y a-t-il plus organique, plus palpable que cette musique-là ? Un musicien et son instrument qui respirent ensemble, vibrent à l'unisson et rythment le temps d'un même pas ? Rabih Abou-Khalil, maître de l'oud [luth oriental, NDLR] moderne et pionnier de son utilisation dans des configurations inhabituelles, livre ici une création plus intimiste et plus traditionnelle. Le musicien libanais, après avoir exploré les possibilités de l'oud dans sa rencontre avec les cultures occidentales, en jazz notamment, se livre avec "Il Sospiro" à un exercice d'introspection captivant. Alors que son album précédent le voyait au contact d'une formation de 12 musiciens, celui-ci le montre seul avec cet outil de musique fascinant qu'est l'oud. Et dès la première plage, le véritable journal intime que représente ce disque s'ouvre sur une composition en 3 parties("La Séduction") où les notes coulent comme des gouttes d'eau. Cette pluie irréelle se poursuit au long des compositions, avec cette résonance aquatique qu'ont les cordes sur le bois de l'oud ("Chantons"). Tantôt elles glissent doucement sous les doigts("The Birthday Gift"), tantôt elles courent, semblant les devancer dans une contemplation devenant emballement. La jaquette du CD en fait un vrai joyau, écrin luxueux d'un bijou précieux comme une confidence.
--José Ruiz