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Although
Love Is Here, Starsailor's anxious, soulful, folk-and-urban-blues-nuanced debut won't be a culture shock to any British pop-scene follower who experienced, say,
Tom McRae's 2000 debut, it certainly jolts the core beliefs and common cultural values of the U.K. indie scene. Nothing about
Starsailor is remotely "alternative"; cool dads will appreciate them every bit as much as the hip kids. Not only is tender-aged singer James Walsh proud to admit to being influenced by Van Morrison and Tim Buckley (blimey, it's like punk never happened), he is also gifted with a larynx as gnarled, emotionally articulate, and demonstratively tremulous as the underrated Roger Chapman.
Love Is Here is an assured classic, whose exposition of impending mid-life crises and buttoned-up desperation (typical lyric: "I need to be alone while I suffer") is conveyed through shuffling jazz percussion, metronomic acoustic guitars, and keyboards that veer between decorative cocktail piano and ice rink organ (courtesy of former crematorium organist Barry Westhead). Are Starsailor the future of British pop? Let's bloody hope so.
--Kevin Maidment
Chronique amazon.fr
Il faut être sacrément gonflé ou croire dur comme fer à l'authenticité de son talent pour oser appeler son groupe Starsailor, titre d'un des chefs-d'oeuvre de Tim Buckley – l'autre étant
Lorca. D'ailleurs, il paraît que James Walsh, malgré son jeune âge au moment de l'enregistrement de
Love Is Here et son peu d'expérience, a suscité la jalousie de ses confrères, jusque chez les plus doués que sont les laborantins de Mogwai. À en croire une réputation qui enfle rapidement au moment de la sortie de ce disque, on pourrait rester sceptique. Pourtant, force est de constater que ce premier opus a bien des atouts pour séduire. Et les meilleurs, c'est-à-dire des chansons au charme délicat qui n'ont rien à voir avec ce à quoi l'Angleterre nous a habitués. Ici, point de cynisme ni de glam, sinon peut-être celui de l'ambition démesurée du leader de la formation. De toute façon, le propos est à la hauteur. Il n'y a qu'à écouter "Talk Her Down" ou "Alcoholic" pour comprendre que l'on tient là un grand songwriter de la trempe de Ed Harcourt voire, en tirant par les cheveux, de Buckley Jr.
--Hervé Comte