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La remarquable productivité de Vivaldi ne se limita pas aux "600 concertos" dont chacun connaît désormais l'existence. On commence petit à petit à découvrir les autres aspects de sa création, processus dans lequel la contribution de la Bibliothèque nationale universitaire de Turin s'avère encore un fois incontournable : sait-on, par exemple, que cette institution conserve 57 des 60 uvres de musique sacrée écrites de la plume de Vivaldi et qui sont parvenues jusqu'à nous ? C'est ce fonds que s'attache à explorer le présent enregistrement, dans un programme essentiellement consacré au motet sacré pour voix soliste. Sacré, mais guère liturgique ... En Effet, l'Église dut intervenir à plusieurs reprises pour limiter la prolifération à l'office de ces véritables morceaux de bravoure, taillés sur mesure pour les vocalistes vedettes du jour, qui fournissaient également un écrin idéal pour les talents d'un compositeur lyrique comme Vivaldi. C'est ainsi qu'il propose à ses chanteurs des airs
da capo qui n'ont rien à envier aux temps forts de ses opéras, dans une étonnante variété de climats qui va de la sérénité pastorale de
Nulla in mundo pax sincera à la "Furia" exceptionnelle de
Longe Mala, umbrae terrores. Deux chanteuses virtuoses, vivaldiennes éprouvées, se partagent ce programme de feux d'artifices vocaux : la mezzo laura Polverelli se joint à la soprano Anke Herrmann et au chef Alessandro de Marchi, deux des artisans du grand succès de
Juditha Triumphans (Opus111).
--Opus111