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Like an angry thunderstorm dissipating into still winds and humid temperatures,
Optometry opens like gangbusters with free jazz and DJ squabble, and then slowly spirals into more meditative moods. Manning laptop, kalimba, and turntable, New York DJ-theorist DJ Spooky stretches and shifts the free jazz ramblings of the Matthew Shipp quartet like a sea captain navigating a treacherous ocean. Spooky is as much an improviser as Shipp and crew, adding atmospheric samples, gentle melodies, and laptop mayhem at will. Beat poetry by Carl Hancock Rux adds hip-hop edge, and Spooky still opts for pretentious song titles ("Reactive Switching Strategies for the Control of Uninhabited Air"), but you definitely get the feeling that something fresh is happening here.
Optometry sure ain't dance music, and it's too funky for free jazz purists, but it's just right for DJ Spooky's subliminal mind music.
--Ken Micallef
Chronique amazon.fr
On doit l'idée de ce disque au directeur de la collection dans laquelle il s'inscrit, à savoir "The Blues Series" du label américain Thirsty Ear dirigée par le pianiste Matthew Shipp qui s'est grosso modo fixé comme cahier des charges de mixer les formes traditionnelles du jazz avec les dernières avancées de l'avant-garde. Outre le free jazz où il s'est régulièrement illustré comme un musicien extrêmement accompli, on sait par ailleurs le Bostonien fan de fulgurances électriques (Jimi Hendrix) et ouvert à la culture des DJ, c'est-à-dire tant au hip-hop qu'à l'illbient dont DJ Spooky, Paul D. Miller de son vrai nom, fut un des principaux concepteurs avec DJ Olive. Sur la trame proposée par l'idée de base de la série, quelques jazzmen, et non des moindres (le saxophoniste Joe McPhee, le bassiste William Parker, le batteur Guillermo E. Brown), croisent le fer avec quelques trublions du rap (Priest, Napoleon, etc.), boostés par des scratches ouverts à toutes les influences (L'Inde, l'Afrique) du Subliminal Kid.
--Philippe Robert