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L'actualité ne laisse jamais Jean Baudrillard indifférent. Hier, l'invasion du Koweit et la guerre contre l'Irak lui inspiraient
La guerre du golfe n'a pas eu lieu. Aujourd'hui, c'est le tour du terrorisme… auquel le sociologue a déjà consacré
L'Esprit du terrorisme. Fidèle à la collection "Espace critique", à laquelle ont contribué notamment Paul Virilio et Ignacio Ramonet, Jean Baudrillard confie le fruit de ses dernières réflexions. En quelques pages, le voilà sorti des sentiers battus, suivi comme à l'accoutumée par les politiques, les journalistes et les analystes, afin de rendre leur ampleur aux événements du 11 septembre. Malgré son âpreté de ton, cet opuscule est écrit d'une manière claire, synthétique et abordable par tous. Il se compose de trois textes inédits, considérant en premier lieu l'attentat des tours new-yorkaises ("Requiem pour les Twin Towers"), puis le terrorisme ("Hypothèses sur le terrorisme") et enfin la mondialisation ("La Violence du mondial").
Rarement reconnu comme sociologue par ses confrères, tant ses écrits touchent divers domaines, Jean Baudrillard continue à apparaître comme un visionnaire de notre temps. Ce livre le confirme encore comme un auteur inclassable à l'instar de Foucault, Barthes ou encore Derrida, petite poignée d'érudits français considérés comme des maîtres à penser outre-Atlantique. --Franck Mimar
From the Back Cover
Ces quelques textes sont dans le prolongement de
L'Esprit du terrorisme, paru dans
Le Monde du 3 novembre 2001, et publié aux Éditions Galilée en janvier 2002. Il ne s'agit pas de réactualiser l'événement du 11 septembre. Celui-ci était déjà, de par sa puissance, au-delà de l'actualité. Aujourd'hui submergé par elle, il la domine encore. Il n'y a pas d'ordre logique ni chronologique dans ces textes - seul le chapitre « Requiem pour les Twin Towers » se rattache à une intervention faite à New York en janvier 2002. Le propos est de dégager l'événement de la vague d'intoxication morale et politique qui l'a submergé depuis lors, et d'en restituer la puissance symbolique - car, pour ce qu'il en est de sa « vérité », elle reste à jamais insaisissable.