La mondialisation écrase-t-elle les cultures particulières ? C’est ce que disent les analyses pressées. Pourtant ce livre montre à quel point, au-delà des unifications et des arasements de surface, des cultures particulières continuent à s’exprimer dans la vie politique, sociale et économique. Philippe d’Iribarne continue d’approfondir le résultat central de ses travaux : le maintien de cultures et de mentalités différenciées en fonction des traditions nationales, et ce, en dépit de la force d’intégration et d’unification de la mondialisation. Son champ d’étude est l’entreprise, la vie sociale et le politique et son terrain d’observation s’élargit à l’Afrique, à l’Asie, aux DOM-TOM. L’auteur montre comment des différences très anciennes résistent à l’histoire. Il rappelle aussi que des « mythes de justification » viennent étayer ces différences, ce qui rend plus difficile la disparition des particularités. Il est amené, forcément, à une réflexion centrale sur l’opposition entre « culturalisme », avec l’insistance sur et la justification par la différence culturelle, et « unité de l’humanité » (qui justifie l’universalité de principes comme les droits de l’homme). Il montre l’enjeu crucial de ces questions pour les sciences sociales.