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Le
Miserere de Leonardo Leo ne constitue pas à proprement parler un premier enregistrement mondial ; en 2001, le label Assai avait déjà mis cette partition à l'honneur. Il n'en reste pas moins que cette uvre demeure à découvrir, pour une grande majorité de discophiles. D'autant que le nom de Leo leur est a priori inconnu. Cet Italien, dont l'uvre est enfin exhumée, fut au service du vice-roi de Naples, avant d'être nommé premier organiste de la chapelle royale, à la mort de Alessandro Scarlatti. Des oratorios, des cantates, des messes : il s'est essayé à tous les genres musicaux qui seyent à ses fonctions dans l'Italie de l'époque, autrement dit toujours dans le domaine de la musique sacrée. Ce
Miserere offre un bel exemple de ce que fut l'empreinte de l'école napolitaine, dont, avec Durante, Porpora, Jommelli et Piccinni, Leonardo Leo fut l'un des plus illustres représentants.
--Pierre Guillaume