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By the time Joseph (Run) Simmons, Daryl (DMC) McDaniel and Jam Master Jay (Jason Mizell) released their third album, 1986's
Raising Hell, they'd already made hip-hop history by releasing the first real hip-hop
album (their self-titled debut). This album eclipsed that--and then some. It's hard to imagine now the impact of Run DMC's team-up with Aerosmith for "Walk That Way"; more than revitalising the ageing rockers careers, it made the Hollis, Queens-based trio rap's first superstars and changed the way that rock, pop and rap were classified forever. The album is no one hit wonder, though--packed with classics like "It's Tricky", "Peter Piper", "You Be Illin'" and "My Adidas", it's an absolute classic.
--Randy Silver
Un Essentiel amazon.fr
Raising Hell, le troisième album de Run DMC, est comme son nom l'indique, un pur joyau de dévastation, et une borne de l'histoire du rap. Produit par le duo Rick Rubin (jeune blanc chevelu fan de heavy metal et de films X) et Russell Simmons (alors apprenti mogul), les deux têtes du label Def Jam, ce disque contient le plus gros tube du groupe, la reprise du "Walk This Way" du groupe rock Aerosmith, qu'un clip commun fera adopter par le monde libre comme le premier hit rap global digne de ce nom. L'album contient aussi "My Adidas", premier hymne consumériste et premier contrat entre le monde du rap et un géant du sportswear, "Peter Piper" et "It's Tricky", tubes irrésistiblement futés et agressifs. Le "métal-rap", mélange entre les boîtes à rythmes du rap et les guitares du rock a fait florès dans les années 2000, donc près de 15 ans après que "Walk This Way" en aura brillamment dessiné les contours indépassables. Et malgré d'autres jolis succès et une persistance notable dans le marigot hip-hop, Run DMC atteint là son sommet, avec le disque phare du rap des années 80.
--Jean-Eric Perrin