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Cet enregistrement appartient à l'âge d'or du microsillon : au milieu des années cinquante, l'intrépide directeur artistique Walter Legge faisait enregistrer à tour de bras dans les studios de Londres des disques passés depuis à la postérité. Parmi eux, cette gravure du
Baron tsigane, où l'on retrouve une Elisabeth Schwarzkopf au mieux de ses possibilités techniques et vocales et un Nicolaï Gedda qui commençait à faire parler de lui. Sans oublier la présence d'un baryton débutant, qui deviendra par la suite un grand interprète de Mozart : Hermann Prey. Confié à l'excellent Otto Ackermann, l'Orchestre Philharmonia brille de mille éclats, dans un esprit toujours ludique, virevoltant, faisant inhaler aux discophiles ces fameux parfums capiteux que le roi de la valse aimait tant.
--Pierre Guillaume