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The whiz-kid acoustic and electric bassist Christian McBride grew up in Philadelphia in the '70s and '80s, and in addition to absorbing the mainstream jazz tradition, he also listened to fusion. That's the music behind this pleasing CD, which is his most complete recording since
Number Two Express. With a youthful combo of like-minded compatriots, including tenor and soprano saxophonist Ron Blake, McBride, who also doubles on keyboards, dives into the now nostalgic sounds of the jazz-rock era with power and precision. His take on Steely Dan's "Aja" burns with Blake's Wayne Shorter-derived solo. Sting's Police classic, "Walking on the Moon," is rendered as a moody ballad with bass clarinetist James Carter's sepia tones. Jaco Pastorius's Weather Report anthem "Havona" retains its frenetic fury and Stanley Clarke's "Butterfly Dreams" features McBride's arco bass lead reprising Andy Bey's original vocals. McBride penned the ballad "Uhura's Moment Returned" in honor of the black
Star Trek character, while "Science Fiction" recalls Return to Forever. Herbie Hancock's powerful pianism completes the Miles Davis-imaged sound picture on the neo-bop burner "Xerxes," and "Via Mwandishi," named after Hancock's seminal recording of the early '70s, is the CD's best track, with McBride laying down grooving ostinatos and Carter casting bone-deep bass clarinet tones.
--Eugene Holley Jr.
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Dernière livraison du bassiste Christian McBride, fort prolixe ces derniers temps, aussi bien en tant que leader que comme sideman. Cet album prouve, une nouvelle fois, que McBride n'est jamais le faire-valoir de l'histoire. Il le démontre par son jeu toujours très en avant – est-ce une vertu du mixage ? –, autant que par sa contribution à l'écriture des thèmes.
Sci-Fi est un album dont la veine résolument moderne comporte sa part d'acoustique bien présente. Le jeu électrique-acoustique et l'enchevêtrement binaire- ternaire donnent cette couleur du futur aux arrangements soignés du bassiste ("Uhura's Moment Returned"). Avec un clin d'oeil à Corea et Hancock (celui-ci est d'ailleurs présent sur deux plages) et quelques révérences aux grands aînés que sont Stanley Clarke et Jaco Pastorius, Christian McBride file deux pelotes de basse : l'accompagnement suggestif et le solo inventif. On aurait tort de qualifier cet album de rencontre du troisième type car, s'il s'agit pour son auteur d'une aventure de science-fiction, l'écoute attentive révèle une science bien tempérée de la corde et un rapport avec le passé même récent de cet instrument qui renvoie à un académisme de jeu au service de l'outrance des échappées. Avec des invités de marque tels que Toots Thielemans, James Carter ou Dianne Reeves, entre autres, Christian McBride offre un voyage dans le monde du jazz moderne suspendu aux haubans prolifiques de ses accords de basse. Un tour de force que d'amener Toots Thielemans ou James Carter dans ce futur voulu par le bassiste tout en respectant l'âme de ses invités. S'il s'agit de science- fiction, les Martiens sont les bienvenus.
--Jean-Michel Schlosser