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Wayne Shorter's compositions helped define a new jazz style in the mid-'60s, merging some of the concentrated muscular force of hard bop with surprising intervals and often spacious melodies suspended over the beat. The result was a new kind of "cool," a mixture of restraint and freedom that created a striking contrast between Shorter's airy themes and his taut tenor solos and which invited creative play among the soloists and rhythm section. The band on this 1964 session is a quintessential Blue Note group of the period, combining Shorter's most frequent and effective collaborators. Trumpeter Freddie Hubbard, pianist Herbie Hancock, bassist Ron Carter, and drummer Elvin Jones merge their talents to create music that's at once secure and free flowing, sometimes managing to suggest tension and calm at the same time.
--Stuart Broomer
Un Essentiel amazon.fr
Lorsqu'il enregistre ce magnifique album en 1964, Wayne Shorter n'est pas seulement le saxophoniste de l'orchestre de Miles Davis. Il écrit de formidables morceaux, apporte au groupe ses idées et en est le concepteur musical. Wayne est alors prolifique. Il fournira bientôt au trompettiste une bonne partie des thèmes de
Sorcerer et
Nefertiti, deux des pièces maîtresses de sa discographie. Sous contrat avec Blue Note, il réserve pour ses disques une partie de sa musique, des oeuvres étranges aux tonalités floues, aux harmonies flottantes, à la sombre beauté.
Speak no Evil consacre un compositeur pas comme les autres. Les inquiétants paysages qu'il fait vivre témoignent de la richesse de son imaginaire. Shorter médite longuement les mélodies qu'il décline. Son ténor se fait mélancolique. Le piano cristallin d'Herbie Hancock semble sortir de la brume. Plus loin résonnent les tambours du sorcier Elvin Jones. Ce sont des contes, d'anciennes légendes qu'ils semblent ici évoquer. Shorter rêve et sa musique n'en est que plus troublante.
--Pierre de Chocqueuse