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The Blind Boys of Alabama are one of the longest-running popular music ensembles on earth--vocalist Clarence Fountain has been leading their exuberant gospel harmonising since 1939. However,
Spirit of the Century sounds anything but a museum piece. It is, in fact, as fresh and vital a record as could be imagined. This is partly down to a judicious selection of material--just as
Johnny Cash has reaffirmed his worth by turning his hand to material by relative upstarts such as Nick Cave and Will Oldham, so the Blind Boys of Alabama cover
Tom Waits ("Jesus Gonna Be Here", "Down in the Hole"),
Ben Harper ("Give a Man a Home") and
The Rolling Stones ("Just Wanna See His Face"). Splendid though their versions of all of these are, the real strength of
Spirit of the Century is the impeccably delivered gospel standards. The venerable antiques "Motherless Child", "Good Religion" and "Amazing Grace"--the latter arranged to fit the guitar riff from "House of the Rising Sun"--all sound as sprightly and vigorous as if they were written yesterday.
--Andrew Mueller
Chronique amazon.fr
Depuis 1939, les quatre Blind Boys Of Alabama chantent le gospel. Mais pour eux, comme pour de nombreux groupes vocaux, le gospel est un moyen, pas une fin en soi. Et s'ils retiennent pour leurs albums des chansons à la portée spirituelle certaine, on n'y trouve pas, loin de là, que des chansons d'inspiration religieuse. À preuve leur version
a cappella de "The Last Time" des Rolling Stones. C'est là une adaptation qui ouvre en grand le champ d'exploitation des chansons dites païennes, car les textes y prennent une dimension universelle. Parmi les autres titres du répertoire "rock", on note "Jesus Gonna Be Here", signé Tom Waits, avec une superbe partie de contrebasse ronflante, ou, toujours de Waits, "Way Down In The Hole", des compositions qui cette fois, invoquent l'esprit divin. Même Ben Harper, dont on sait la sensibilité religieuse, est présent à travers "Give A Man A Home", une pièce soul rehaussée de la slide guitar de David Lindley. Car en plus de la très haute tenue vocale de cet album, chacun des quatre chanteurs s'offrant son morceau de bravoure, c'est à travers l'orchestration luxueuse (des invités comme John Hammond ou Charlie Musselwhite) que s'exprime cet "Esprit du siècle". Un siècle qui prend ici des allures d'éternité.
--José Ruiz