From Amazon.com
Todd Solondz, director of the acclaimed
Welcome to the Dollhouse and the controversial
Happiness, continues pushing the envelope of social decorum with the merciless and casually cruel
Storytelling, his most ruthless satire of suburban complacency. Broken into two unrelated chapters, "Fiction" follows college girl Selma Blair through a degrading encounter with her resentful writing teacher (Robert Wisdom), while the more sprawling and scattershot "Non-Fiction" circles around the mutual exploitation of a fumbling documentary filmmaker (Paul Giamatti doing a near-parody of director Solondz) and his clueless subject, a suburban high school slacker named Scooby (Mark Webber). The squirmy laughs are laced with humiliation and the satire is acidic and cynical; in the world of Solondz, victims and victimizers alike are petty, selfish, vindictive, and thoughtless, and empathy is strictly rationed. Though sharply written and well directed, this misanthropic vision is strictly for daring filmgoers and Solondz fans.
--Sean Axmaker
Amazon.ca
Là où il y a de la gêne, il y a du plaisir : telle pourrait être la devise du réalisateur Todd Solondz qui, après le troublant
Happiness, samuse de nouveau à faire saigner les plaies de lAmérique contemporaine dans
Storytelling.
Deux histoires apparemment sans rapport cohabitent dans ce film. La première met en scène une jeune fille qui hésite entre son petit ami atteint dun handicap cérébral et son professeur de création littéraire sadique. Dans la seconde, un raté qui veut réaliser un documentaire sur les jeunes entrant à luniversité suit Scoobie, adolescent mou et désabusé, élevé dans la religion juive et le confort dun foyer bourgeois.
Todd Solondz sattaque au pouvoir, à la famille, à la richesse, à la religion ou encore à léducation, débusquant laspect le plus noir et le plus sordide de chaque situation. Véritable coup de poing dans le ventre de lAmérique puritaine et politiquement correcte, Storytelling est le genre de film où les personnages comparent sans scrupules le stress des jeunes Américains devant luniversité à celui des jeunes Bosniaques face aux bombardements. Une réalisation classique, aux belles couleurs lumineuses, accentue encore davantage ce ton dironie cruelle. En somme, un film mordant, féroce, teinté au vitriol. On ne peut quen remercier Todd Solondz. --Helen Faradji