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François Ozon's
Under the Sand revolves around a tender, frightening contrast not easily forgotten: the dead live on only as long as we remember them. Marie (a luminous Charlotte Rampling) and Jean (Bruno Cremer), a middle-aged couple, are on vacation. As they ready the beach house almost wordlessly, a long-standing, intense love is immediately understood. While Marie naps on the shore, Jean goes off for a swim from which he never returns. Six months later, back in her empty Paris apartment, Marie goes about her life as if Jean is still there with her, reading in bed, massaging her feet, sitting at the breakfast table. At dinner parties and lunch dates, her close friends are visibly appalled her behavior. It becomes clear that Marie's place in society is increasingly precarious with a ghost at her side: her husband's bank accounts remain frozen because no body has been identified, her lectures at the university end abruptly in silence, her untimely laughter frightens a new lover. Ozon does not manipulate the viewer with surprise endings or try to charm with gags. Instead, we are intimately drawn into Marie's refusal to let go and her awful panic as Jean begins to fade.
--Fionn Meade
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Mieux connu pour les univers malsains de ses premiers films,
Sitcom et
Gouttes deau sur pierres brûlantes, François Ozon surprend avec
Sous le sable, une réalisation plus intime où il offre à Charlotte Rampling loccasion de prouver à nouveau ses talents dactrice.
Marie (Rampling) et Jean (Bruno Cremer), la cinquantaine, semblent correspondre à larchétype du couple bourgeois sans histoire. Un jour, cependant, Jean disparaît lors dune baignade dans les Landes. Niant dabord son absence avec légèreté, Marie finit par refuser toutes les hypothèses, du suicide à la noyade. Elle le veut encore vivant et ira jusquà halluciner lintimité envolée. Enveloppée dans la musique de Portishead, latmosphère nen devient que plus introspective.
Sophistiqué et audacieux dans ses choix dangles, de lumière et de cadrages, François Ozon réalise un film qui témoigne dune grande maturité – un peu comme un enfant trop bien élevé pour bâcler son travail, qui ne peut pourtant sempêcher de diriger sa caméra du côté où ça fait mal. Cest avec poésie et raffinement, mais sans détour, quil nous confronte au refus dune femme de faire son deuil. Sous le sable est une oeuvre captivante, sensuelle et intelligente, qui hypnotise par son emploi de lellipse et sa langueur contemplative. --Helen Faradji