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Dans le grand succès de Wes Craven,
Scream, un des personnages, une passionnée de cinéma, déclare que le premier film de la série des
Freddy était génial, mais que les autres étaient vraiment nuls. Et elle avait complètement raison.
Les Griffes de la nuit est un chef-d'oeuvre de l'horreur, un monument du genre, qui serait reconnu comme tel s'il n'y avait eu toutes ses suites affligeantes (dont Wes Craven n'a réalisé que la troisième et dernière).
Les Griffes de la nuit est certainement le film le plus effrayant des années quatre- vingt (seulement
Shining de Stanley Kubrick et peut-être certaines conférences de presse de Ronald Reagan atteignent son niveau). Ce film est également un des voyages les plus profonds du cinéma grand public américain dans le monde illogique du rêve. C'est également un grand film sur les peurs de l'adolescence : lorsque la jeune Nancy (Heather Langencamp) se met à faire des cauchemars dans lesquels elle voit un homme défiguré dont les mains ont des lames à la place des doigts, les gens commencent à mourir dans son entourage. C'est comme si le tueur de ses rêves était devenu réalité, sorti de son subconscient. Et c'est bien évidemment ce qui se passe...
Les Griffes de la nuit doit autant à
Répulsion de Roman Polanski qu'au premier
Halloween de John Carpenter. C'est un film aussi intelligent que terrifiant, où les personnages (et le public) sont traités avec respect, à la différence de beaucoup de ses rejetons, moqués par la suite dans les
Scream. Vous remarquerez Johnny Depp dans le rôle d'un copain de Nancy, qui subit une fin particulièrement atroce.
--Jim Emerson
Review
Behold the horror epic that started the Krueger craze and the Elm Street franchise. This low-budget effort not only put frightmaster Wes Craven on the map, but it slashed new life into the dying horror genre. Nightmare on Elm Street is a surreal and artistic experiment in dark and bloody filmmaking, levitating above the senseless gorefests seen in Friday the 13th. Built upon a brilliant premise,
Elm Street became known as a near-masterpiece of post-'70s terror that skillfully blurred the line between reality and fantasy. The character of Freddy Kreuger instantly joined the ranks of infamous modern horror villains. While Jason Vorhees and Michael Myers were steadfast and robotic, Freddy was a humorous sadist who refused to hide behind a mask. The dreamscape and surreal atmosphere that Craven creates is a key reason why A Nightmare on Elm Street remains so haunting to this day. Cinematographer Jacques Haitkin knows how to use shadow and light to his advantage, most notably in the trippy and eerie basement scenes and the moment in which a character is dragged across the ceiling. For a movie with a budget just over $1 million,
Elm Street possesses a surprisingly stylish look; even the low-grade special effects manage to be effective. The film is tailor-made for those who like their gore coupled with smart and inventive ideas, a rarity in the horror genre. ~ Adam Goldberg, All Movie Guide