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La jeune violoniste allemande n'a que treize ans lorsque Karajan remarque son incroyable talent. Onze ans plus tard, devenue l'une des artistes les plus sollicitées, elle enregistre sous sa direction ces deux grands
Concertos pour violon du répertoire. Entre la juvénilité et la tendresse d'un archet déjà reconnaissable et la beauté des timbres du Philharmonique de Berlin, une véritable osmose se crée. On en oublie la différence d'âge et de conception de l'oeuvre entre les deux artistes, pour ne garder que ce contraste saisissant et l'écoute mutuelle entre Anne-Sophie Mutter et Herbert von Karajan. Le
Concerto de Bruch brille de la même énergie, la richesse du vibrato de la violoniste étant encore plus fascinante de naturel.
--Étienne Bertoli