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Tournant pour la première fois en anglais, Léa Pool a fait de
Lost and Delirious une ode à lamour passionnel, un film qui a les audaces et les errements de ladolescence quil décrit.
Trois ans après avoir perdu sa mère, une adolescente (Mischa Barton) entre au collège, où elle partage une chambre avec une fille de bonne famille (Jessica Paré) et une orpheline rebelle (Piper Perabo) qui saiment sous le regard, dabord incrédule puis complice, de la nouvelle venue. Lorsque leur liaison est découverte, le scandale éclate. La première niera tout, se jetant dans les bras dun garçon, tandis que la seconde, folle de douleur, tentera de la reconquérir.
Adapté du roman The Wives of Bath, de Susan Swan, le scénario de Judith Thompson névite pas les invraisemblances et les raccourcis, mais la réalisation de Léa Pool est impeccable. Depuis le début des années 80, la réalisatrice de La Femme de lhôtel et de La Demoiselle sauvage a développé un univers et un langage très particuliers. Ici, après le virage amorcé avec Emporte-moi, elle poursuit dans une veine plus accessible, laissant toute la place à lintrigue, et obtenant de ses jeunes actrices des performances exceptionnelles. Cest le cas en particulier de Piper Perabo, vibrante à souhait.
Trop grand public pour être un film dauteur, mais trop personnel pour être strictement commercial, Lost and Delirious est un genre de Dead Poets Society au féminin, un film sensuel et lyrique qui exalte la soif dabsolu propre à cet âge critique. --Éric Fourlanty
Review
Lea Pool's first English-language feature bears the mark of many Canadian features before it in its strange, at times haunting, examination of unrequited love. The film falters when it gets too earnest about both its characters and its metaphors, but as pungently scripted by Judith Thompson and helmed with clarity by director Pool, it genuinely feels unlike any other film recently made about teenage girls, never bringing its story down to the level of many sophomoric American comedies. Piper Perabo, miles away from her leading performance in Coyote Ugly, gives a striking portrayal of a scorned teenager, and her delirium reaches a perversely fascinating peak in her later scenes when her character's mental instability threatens to spiral out of control. The film shares the moody virtuosity of Sofia Coppola's The Virgin Suicides, another movie that never sugarcoated its acidic tale of "lost girls" (a phrase utilized here as well), but however one looks at it, Lost and Delirious is unlike almost any movie out there, and that alone makes it distinctive and memorable. The feature premiered to enthusiastic response at the 2001 Sundance Film Festival. ~ Jason Clark, All Movie Guide