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Enregistré en public en 1955, l'opéra de Giordano bénéficie d'un plateau vocal de tout premier plan. Pour tout dire, on ne voit pas quels autres chanteurs de cette époque auraient pu, avec autant de talent, interpréter ces personnages. Bien sûr, au dessus de tout, il y a Maria Callas, superbe, incandescente, qui demeure inégalée dans cette manière de se "consumer", vocalement comme scéniquement. Mais il serait injuste que de ne tendre l'oreille que vers la Diva : Mario del Monaco, avec son abattage, sa voix de ténor italien archétypale, fait des miracles, et sa présence vaut bien celle de sa partenaire. À (re)découvrir.
--Pierre Guillaume